SERMON du vendredi 13 septembre 2019

Compagnons de Badr

Sermon du vendredi 13 septembre 2019, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad. Après le Ta’awudh, le Tashahoud et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a déclaré :

Je vais continuer dans la série de sermons sur les compagnons du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Mais de prime abord je souhaite parler à propos de l’Ijtema du [Majlis] Ansaroullah (organisation auxiliaire des aînés de l’Ahmadiyya). Parmi lesdits compagnons, il y avait des Ansar et des Mouhajirine : lorsqu’ils ont embrassé l’islam, ils se sont transformés, laissant des exemples sublimes de sacrifices et de haut niveau de Taqwa et de sincérité.

La majorité de ceux d’entre vous qui sont présents ici, et qui font partie de l’Ansaroullah, sont à la fois des Ansar et des Émigrants. Ainsi, vous devez accomplir votre introspection et examiner jusqu’à quel point vous êtes en train de suivre les exemples que [je] vous présente.

Après cette introduction, j’entame le sujet d’aujourd’hui. Le premier compagnon se nomme Al-Nou’man ou Al-Nou’ayman Bin ‘Amr.

Il se nommait Al-Nou’ayman ou Al-Nou’man selon les récits. Son père se nommait ‘Amr Bin Rifa’ah et sa mère Fatimah Bint ‘Amr. Les enfants d’Al-Nou’ayman se nommaient : Muhammad, ‘Amir, Sabrah, Loubabah, Kabsha, Maryam, Oumm Habib, Amatoullah et Hakimah.

Selon Ibn Ishaq, Al-Nou’ayman avait participé à la deuxième Bai’ah d’Aqabah en compagnie de 70 Ansar. Al-Nou’man avait participé à la bataille de Badr, celle d’Ouhoud, celle du fossé et [également] à toutes les autres batailles en compagnie du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

Selon un récit, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a déclaré : « Ne dites que le bien à propos d’Al-Nou’ayman, car il aime Allah et Son Prophète. »

Al-Nou’ayman est décédé à l’époque de l’Emir Mou’awiyah en l’an 60 de l’hégire.

Oumm Salamah relate : « Un an avant le décès du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), Abou Bakr est parti à Bousrah, une ancienne ville très connue de la Syrie. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait logé dans cette ville lorsqu’il avait accompagné son oncle dans une caravane commerciale et aussi lorsqu’il était parti vendre les marchandises de Khadijah, accompagné à l’époque de Maysarah, l’esclave de cette dernière. »

Un an avant le décès du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), Abou Bakr avait entrepris ce voyage accompagné d’Al-Nou’ayman et de Souwaybit Bin Harmalah. Ces deux compagnons avaient aussi participé à la bataille de Badr.

Lors de ce voyage en compagnie d’Abou Bakr, Al-Nou’man était responsable des provisions. Ce fut lors de ce voyage que son compagnon l’avait vendu à une tribu par plaisanterie. J’avais mentionné cet incident en évoquant Souwaybit. J’en fais mention brièvement maintenant. Souwaybit était un plaisantin. Selon certains récits, tout deux étaient proches et aimaient plaisanter. Souwaybit a demandé à Al-Nou’man de lui donner à manger. Ce dernier a répondu : « Tant qu’Abou Bakr ne viendra pas, je ne te donnerai rien à manger. » Souwaybit a répondu : « Si tu ne me donnes pas quelque chose à manger, je vais faire quelque chose qui va te mettre en colère. »

Le rapporteur déclare, qu’ils sont passés tout près d’une tribu. Souwaybit leur a demandé : « Souhaitez vous acheter un esclave de moi ? » [Cette transaction] aurait eu lieu lors du voyage. Les membres de la tribu ont accepté sa proposition. Alors, Souwaybit leur a dit : « Cet esclave parle beaucoup. Il dira qu’il est libre et quand il vous demandera de le libérer vous ne devez pas le faire de peur de le corrompre. » Ils ont répondu : « Certainement pas ! Nous allons te l’acheter. » Et ils lui ont payé le prix de dix chamelles. Ensuite, ces gens ont attaché une corde ou un turban autour du cou d’Al-Nou’ayman en faisant de lui leur esclave. Al-Nou’ayman leur a dit : « Il plaisante avec vous ! Je suis un homme libre, pas un esclave. » Les membres de la tribu ont répliqué : « Il nous avait bien avertis que tu allais dire cela ! » En tout cas, ils l’ont emmené de force. Quand Abou Bakr est retourné et qu’on l’a informé à propos de l’affaire, il est parti à la recherche de cette tribu, leur a retourné leurs chamelles et a repris Al-Nou’man.

Le rapporteur déclare que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et ses compagnons ont beaucoup ri lorsqu’on leur a rapporté l’histoire. Ils ont raconté la blague pendant un an.

Certains recueils font mention du même récit avec une différence, notamment que c’était Al-Nou’man et pas Souwaybit qui avait fait la vente. En tout cas, on trouve mention de ces deux compagnons dans ce récit.

On dit aussi qu’Al-Nou’ayman était un plaisantin. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) tirait du plaisir à l’écouter. Rabi’ah Bin ‘Outhman raconte : « Un Bédouin a visité le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et avant d’entrer dans la mosquée, il a laissé son chameau dans la cour de la mosquée. Certains compagnons ont dit à Al-Nou’man : « Si tu égorges ce chameau nous le mangerons, car nous avons grand envie de manger de la viande. C’est le chameau du Bédouin. Il va s’en plaindre au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) et celui-ci le compensera. » Ils ont pu convaincre Al-Nou’man, qui a donc égorgé l’animal. Lorsque le Bédouin est sorti et a vu l’état de sa monture, il a fait grand bruit : « Ô Muhammad ! Voici qu’on a égorgé mon chameau ! » Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est sorti et a demandé qui avait commis cet acte. Les gens ont répondu : « C’est Al-Nou’man ! » Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est sorti le chercher. Celui-ci était parti se cacher quelque part. En fin de compte, il l’a trouvé chez Douba’ah Bint al-Zoubayr Bin ‘Abdil Mouttalib. Là-bas une personne a indiqué dans sa direction tout en lançant à haute voix : « Ô Envoyé d’Allah ! Je ne le vois pas ! » En tout cas, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) l’a fait sortir de sa cachette et il lui a demandé pourquoi il avait commis cet acte. Al-Nou’man a répondu : « Ô Envoyé d’Allah ! Ceux qui vous ont informé que j’ai égorgé cet animal m’ont poussé à le faire. Tout en disant que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) paiera la compensation. » En entendant cela, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a touché le visage d’Al-Nou’man et il a souri. Il a ensuite compensé financièrement ce Bédouin. »

Dans l’ouvrage Al-Fouqaha’ Wal-Madhahib, Zoubayr Bin Bakkâr a relaté l’incident suivant concernant Al-Nou’man. Quand un marchand ambulant passait par Médine, Al-Nou’man lui acheta un petit quelque chose pour l’offrir au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), en lui disant que c’était un cadeau de sa part. Quand après sa tournée le marchand, qui connaissait Al-Nou’man, alla chez lui pour lui demander son dû, Al-Nou’man l’emmena chez le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) en lui disant de payer [le marchand]. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) lui demanda alors s’il ne lui avait pas offert cet objet en cadeau. Al-Nou’man répondait : « Ô Envoyé d’Allah ! Je jure que je n’avais pas l’argent pour acheter ce produit, mais je souhaitais vous l’offrir en cadeau. » Il s’agissait d’un aliment ou autre produit. À quoi le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) sourit et demanda qu’on payât le marchand.

Ainsi donc ces rencontres n’étaient pas austères : on y faisait montre d’affection et on y plaisantait.

Khoubayb Bin Isâf est le deuxième compagnon d’aujourd’hui. Il appartenait à la branche des Banou Jacham de la tribu de Khazraj. Selon un autre rapport, il se nommait Habib Bin Yousouf. Son père se nommait Isâf ou Yousouf selon un autre récit. Son grand-père se nommait ‘Itabah ou ‘Inabah selon divers récits. Sa mère se nommait Salmah Bint Mas’oud. Un de ses fils portait le nom d’emprunt Abou Kathir et se nommait ‘Abdoullah [à l’origine] : Jamila bint ‘Abdillah Bin Oubay Bin Saloul était sa mère. Son deuxième fils se nommait ‘Abdour Rahman et la mère de ce dernier se nommait Oumm Walad. Khoubayb avait une fille nommée Ounaysah dont la mère se nommait Zaynab bint Qays. Après le décès d’Abou Bakr, Khoubayb s’est marié avec sa veuve, Houbaybah Bint Kharijah.

Khoubayb n’avait pas accepté l’islam jusqu’au moment de l’émigration du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), mais il avait quand même servi généreusement les Emigrants qui venaient s’établir à Médine.

Talhah Bin ‘Abdillah et Souhayb Bin Sinan avaient logé chez lui selon un récit. Selon un autre rapport, Talhah avait logé chez Asad Bin Dararah.

Lors de sa venue à Médine, Abou Bakr As-Siddiq aurait logé chez Khoubayb à Souna’ dans la région de Qouba dans les hauteurs aux alentours de Médine où logeaient les Banou al-Harith Bin al-Khazraj. Mais selon un autre récit Abou Bakr aurait logé chez Kharijah Bin Zayd.

Khoubayb avait participé aux batailles de Badr, d’Ouhoud, et du fossé ainsi qu’à d’autres batailles menées par le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Selon un récit Khoubayb aurait campé à Médine [en partance pour la bataille de Badr] mais il n’avait pas encore accepté l’islam, jusqu’au moment où le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avait pris le départ pour la bataille. Il est parti à la rencontre du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) en cours de route et il a embrassé l’islam.

Le recueil de Mouslim relate ainsi la conversion de Khoubayb. ‘Aïcha, l’épouse du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) relate : « En partance pour la bataille de Badr, quand le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est arrivé à Harat al-Ghabrah, situé à environ 5 kilomètres de Médine, un individu, connu pour sa bravoure est venu le rencontrer. Les compagnons du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) étaient très contents de le voir. Il a dit au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) qu’il souhaitait l’accompagner et avoir sa part du butin. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) lui a demandé : « Est-ce que tu crois en Allah et en son Messager ? » « Non », a-t-il répondu. En effet il n’était pas musulman. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) de répliquer : « Retourne, car je ne vais pas prendre l’aide d’un polythéiste. » Khoubayb est parti pour ensuite rencontrer le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) de nouveau lorsque celui-ci est arrivé à Chajarah situé à environ 11 kilomètres de Dhoul-Halifah à Médine. Il a réitéré son souhait et le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) lui a donné la même réponse, à savoir, « Pars d’ici. Je ne vais pas prendre l’aide d’un polythéiste. »

Ensuite lorsque le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) est arrivé à Baydah, non loin de Chajarah, et à environ 11 kilomètres de Dhoul-Halifah à Médine, Khoubayb l’a rencontré de nouveau. Et le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a donné la même réponse, notamment qu’il n’accepte pas l’aide d’un polythéiste. Ensuite il lui a demandé : « Est-ce que tu crois en Allah et en Son Prophète (s.a.w.) ? » « Oui », a répondu Khoubayb. Sur ce, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) lui a permis de l’accompagner.

Selon les commentaires de ce récit, la personne en question était Khoubayb. Il a embrassé l’islam et il a participé à la bataille de Badr. ‘Allamah Nour-Oud-Dine relate dans son ouvrage Al-Sirah al-Halabiyyah : « Habib Bin Yousouf était un brave de Médine. (Il s’agit du deuxième nom de Khoubayb bin Isâf mentionné dans d’autres ouvrages de la Sirah.) Il appartenait à la tribu de Khazraj et il n’était pas musulman jusqu’au moment de la bataille de Badr. Mais il avait accompagné les membres de sa tribu, al-Khazraj, avec l’espoir de remporter la bataille et d’avoir une part du butin. Les musulmans étaient très contents de sa participation, mais le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) lui a dit que seuls les suivants de sa religion l’accompagneront pour la bataille. Selon un autre récit le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) lui a dit de partir car il ne prend pas l’aide des polythéistes. À deux reprises le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a demandé a Khoubayb de partir. La troisième fois le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) lui a demandé s’il croyait en Allah et en son Prophète. Il a répondu à l’affirmative et il a embrassé l’islam. Ensuite il s’est battu bravement et vaillamment.

Le Mousnad Ahmad Bin Hanbal relate la conversion de Khoubayb à l’islam comme suit. Le rapporteur déclare : « Je me suis présenté au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) avec un membre de ma tribu lors de ses préparatifs pour la bataille. Nous n’avions pas encore embrassé l’islam et nous avons dit que nous étions embarrassés de ne pas accompagner notre tribu qui partait se battre. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) nous a demandés si nous avions embrassé l’islam. La réponse étant négative, le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a commenté : « Je ne souhaite pas prendre l’aide des polythéistes pour combattre d’autres polythéistes. » Khoubayb ajoute : « Nous avons embrassé l’islam sur-le-champ et avons accompagné le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) pour la bataille. J’ai tué une personne lors de cette bataille et elle m’a blessé. Par la suite, je me suis marié à sa fille, qui me disait : « Tu ne pourras jamais oublier celui qui t’a blessé. » Je lui répliquais : « Tu ne pourras jamais oublier celui qui a rapidement expédié ton père dans le feu. »

Khoubayb avait tué Oumayyah Bin Khalf, un des chefs de Qouraychites lors de la bataille de Badr, évoqué [plus haut] dans le récit du mariage mais dont le nom n’a pas été mentionné dans le recueil du Mousnad Ahmad Bin Hambal.

‘Allamah Nour-Oud-Din al-Halabi, dans son livre, Al-Sirah al-Halabiyyah rapporte le récit d’Abdour Rahman Bin ‘Awf qui déclare : « Lors de la bataille de Badr, j’avais rencontré Oumayyah Bin Khalf qui était mon ami à l’époque de l’ignorance. Il était accompagné de son fils, ‘Ali, qui le tenait par la main. ‘Ali avait embrassé l’islam avant que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) ne quittât La Mecque. Ses proches avaient pu le détourner de l’islam et il est mort mécréant. Le verset suivant a été révélé à leur propos :

إِنَّ الَّذِينَ تَوَفَّاهُمُ الْمَلَائِكَةُ ظَالِمِي أَنْفُسِهِمْ قَالُوا فِيمَ كُنْتُمْ قَالُوا كُنَّا مُسْتَضْعَفِينَ

« En vérité, ceux que les anges font mourir alors qu’ils nuisent à leur propre âme, ils – les anges – leur diront : « Dans quelle situation étiez-vous ? » Ils répondront : « Nous étions traités sur terre comme des faibles. » (4 : 97)

Les gens de cette catégorie sont : Harithah Bin al-Roubayyi’, Abou Qays Bin al-Fakih, Abou Qays Bin al-Walid, Aboul-‘As Bin Mounabbah et ‘Ali Bin Oumayyah.

Dans l’ouvrage Al-Sirah al-Châmiyyah, ‘Allama Nour-Oud-Din al-Halabi relate : « Ces gens avaient embrassé l’islam quand le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) se trouvait à La Mecque. Quand il s’est rendu à Médine, leurs aînés et leurs proches les ont retenus à La Mecque et les ont éprouvés suite à quoi ils ont abandonné l’islam. Ensuite, ils ont accompagné leurs tribus lors de la bataille de Badr où ils ont été tués.

L’on déduit de ce contexte qu’ils n’avaient pas répudié leur foi avant l’émigration du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Mais selon le premier récit ces gens étaient retournés à la mécréance avant l’émigration du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.).

Abdour Rahman relate : « Je portais plusieurs armures lors de la bataille quand Oumayya, m’ayant vu, m’a appelé ainsi : « Ô ‘Abd ‘Amr ! », un nom de l’époque de l’ignorance. Je ne lui ai pas répondu car le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) m’avait nommé ‘Abdour Rahman en me demandant si je souhaitais abandonner le nom que mes aînés m’avaient donné. J’avais répondu à l’affirmative. Oumayyah a dit qu’il ne connaissait pas le « Rahman » (le Dieu Gracieux). Lorsqu’il m’a appelé de nouveau par le nom ‘Abdour Rahman, c’est là que je lui ai répondu.

Ainsi donc, quand Oumayyah Bin Khalf l’a appelé par son ancien nom, il a compris qu’il s’adressait à lui mais il ne lui a pas répondu, car il l’avait appelé en prenant le nom d’une idole. Il est aussi fort possible qu’il n’ait pas compris à qui Oummayah s’adressait, car il avait abandonné ce nom depuis fort longtemps.

Lorsqu’Oummayah l’a appelé par son [nouveau] nom, ‘Abdour Rahman, il lui a répondu et s’est tourné vers lui. Oumayyah Bin Khalf lui a dit : « Si j’ai des droits sur toi, sache, en ce cas, que je suis meilleur que ces côtes de mailles que tu portes ! »

Il a fait référence à leur ancienne amitié pour avoir la vie sauve, car [les Qouraychites] avaient été vaincus : Oumayyah lui disait de laisser son armure et de faire quelque chose pour lui. ‘Abdour Rahman y a consenti, et, posant son armure, il a pris la main d’Oumayyah et de son fils, ‘Ali.

Oumayyah a commenté : « Je n’ai jamais vu un jour comme celui-ci, » c’est-à-dire celui de la bataille de Badr. Ensuite il a demandé : « Qui est celui des vôtres qui porte sur l’armure une plume d’autruche ? » J’ai répondu : « Il s’agit de Hamzah Bin ‘Abdil Mouttalib. » « C’est à cause de lui que nous avons connu ce sort, » a dit Oumayyah Bin Khalf. Selon un autre récit, c’était le fils d’Oumayyah qui aurait prononcé cette parole.

‘Abdour Rahman Bin ‘Awf ajoute : « Je partais en leur tenant la main, quand tout à coup Bilal m’a vu en compagnie d’Oummayah, qui l’avait âprement torturé à La Mecque pour le détourner de l’islam. En le voyant, Bilal s’est exclamé : « Oumayyah Bin Khalf, le chef des mécréants est là ! S’il a la vie sauve, je ne serai pas sauf quant à moi ! »

‘Abdour Rahman Bin ‘Awf lui a dit : « Dis-tu cela à propos de mes prisonniers ? » Bilal a répété la même phrase : « S’il a la vie sauve, je ne serai pas sauf quant à moi ! » ‘Abdour Rahman Bin ‘Awf lui a donné la même réponse.

Ensuite Bilal a crié à haute voix : « Ô Ansar d’Allah ! Voici Oumayyah Bin Khalf, le chef des mécréants ! S’il a la vie sauve, je ne serai pas sauf quant à moi ! » Il a répété cette phrase à maintes reprises. « En l’entendant les Ansar ont couru dans notre direction et nous ont entourés, relate ‘Abdour Rahman. Bilal a pris son épée et s’est attaqué au fils d’Oumayyah. En le voyant au sol, son père a lancé un cri terrifié que je n’avais jamais entendu jusque-là. Par la suite, les Ansar les ont assaillis à coup d’épées. »

‘Abdour Rahman Bin Awf évoque la mort d’Oummayah dans un récit du Sahih al-Boukhari : « J’avais envoyé une lettre à Oumayyah Bin Khalf, qui se trouvait à La Mecque, en terre hostile, lui demandant de protéger les biens et les membres de ma famille avec la promesse que je protégerais les siens à Médine. Ayant signé « ‘Abdour Rahman », Oummayah a dit qu’il ne me connaissait pas que je devais signer de mon nom de l’époque de l’ignorance. J’ai donc inscrit « ‘Abd ‘Amr ». Lors de la bataille de Badr, je suis parti vers un mont quand les gens se reposaient afin que je puisse le protéger quand Bilal a vu Oummayah. Il est parti, avant de revenir avec une troupe d’Ansar en disant : « Voici Oumayyah Bin Khalf ! S’il a la vie sauve, je ne serai pas sauf quant à moi ! » Bilal et quelques individus nous ont poursuivis. J’avais peur qu’ils allaient nous retrouver. »

‘Abdour Rahman et Oumayyah Bin Khalf avaient déjà terminé leur conversation.

Il ajoute : « J’ai dit à Oummayah que je ferai d’eux mes prisonniers. Quand les musulmans nous ont attaqués j’ai laissé le fils d’Oummayyah pour sa cause afin que les musulmans s’en prennent à lui et afin que nous puissions, nous, partir de là. Mais les musulmans ont tué le fils d’Oumayyah. Mon stratagème n’a pas marché pour sauver Oumayyah et ils nous ont poursuivis afin de pouvoir l’attraper. Étant donné qu’Oumayyah était corpulent, il ne pouvait pas courir. En fin de compte, lorsqu’ils nous ont rattrapés j’ai demandé à Oumayyah de s’asseoir. Et je me suis placé sur lui afin de le protéger. Les autres l’ont assailli par-dessous moi et l’ont tué. Un des musulmans m’a aussi blessé d’un coup d’épée. »

Ibrahim, le rapporteur, ajoute qu’Abdour Rahman avait l’habitude de leur montrer la blessure qu’il avait reçue au pied.

Qui avaient tué Oummayah et son fils ? On dit qu’un individu des Banou Ma’zan, une tribu des Ansar l’avait fait. Mais selon Ibn Hicham, Mou’adh Bin ‘Afrâ’, Kharijah Bin Zayd et Khoubayb Bin Isâf l’avaient tous les trois tué. »

C’est-à-dire, le compagnon en question faisait partie ce ceux-là. Certains disent que c’est Bilal qui l’avait tué. En tout cas, tous ces compagnons l’avaient tué ensemble. Bilal avait quant à lui jeté à terre ‘Ali, fils d’Oumayyah, et ‘Ammar Bin Yasir l’avait tué en fin de compte.

Ainsi donc, certains faits ne sont pas toujours directement liés au compagnon en question. Mais étant donné que son nom y est mentionné, c’est pour cette raison que j’en fais mention afin que nous puissions aussi connaître quelques faits de l’histoire.

Khoubayb Bin ‘Abdir Rahman relate : « Mon grand-père, Khoubayb, a été blessé le jour de la bataille de Badr et une de ses côtes s’est brisée. Le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a placé sur sa blessure sa salive et a remis l’os à sa place, ce qui lui a permis de marcher à nouveau.

Khoubayb relate dans un autre récit : « Lors d’une bataille, j’avais reçu à l’épaule une blessure profonde qui s’étendait jusqu’à l’abdomen, tant et si bien que ma main pendait. Quand je me suis présenté au Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a placé sa salive sur la blessure et a remis les os en place. J’ai été complètement guéri par la suite. »

Selon un rapport, Khoubayb serait mort aux cours du Califat d’Oumar. Tandis que selon un autre récit il serait mort au cours du califat d’Outhman. Qu’Allah exalte le rang de ces compagnons.

J’évoquerai à présent trois personnes décédées dont je dirigerai la prière funèbre après [celle de Joumou’ah].

La première se nomme Rashida Begum Sahiba, épouse de Sayyed Mohammad Sarwar, de Rabwah. Elle est décédée le 24 août dernier à l’âge de 74 ans : c’est à Allah que nous appartenons et c’est à Lui que nous retournerons. Ses aïeux avaient émigré de Char Kot du Cachemire pour se rendre au Pakistan. Le père de la défunte était employé des chemins de fer et il est décédé quand elle avait 5 ans. Sa mère a élevé toute seule ses enfants au prix de grands efforts. Le premier ahmadi de la famille était le grand-père de la défunte qui avait embrassé l’Ahmadiyya par l’intermédiaire de Fateh Muhammad, qui avait lui-même prêté le serment d’allégeance par l’entremise de Qazi Muhammad Akbar, un compagnon du Messie Promis (a.s.). Qazi Saheb, ayant vu les éclipses du Soleil et de la lune, a informé les habitants de sa région et les membres de sa famille que ces signes indiquaient que l’Imam Al-Mahdi est apparu. Le grand-père du défunt était apparenté à Qazi Saheb et c’est ainsi qu’il a reçu le message de l’Ahmadiyya et qu’il a fait la Bai’ah.

Muhammad Zakaria, un des fils de la défunte, est missionnaire et il sert actuellement au Libéria. Il relate : « Ma mère était très régulière dans ses contributions financières et elle était soucieuse à cet égard et demandait si on avait payé ses contributions. Elle était aussi très attentive par rapport à l’éducation morale de ses enfants. Elle ne laissait pas ses enfants sortir de la maison pour un rien, afin qu’ils n’aient pas l’habitude de vagabonder ou qu’ils ne prennent pas de mauvaises habitudes. Durant notre enfance, elle nous encourageait à accompagner notre père pour accomplir la prière en congrégation à la mosquée. Notre mère nous réveillait tout spécialement pour la prière de Fajr et elle n’était pas tranquille tant que nous n’étions pas partis à la mosquée. La défunte avait une énorme affection et une grande fidélité à l’égard du Califat. Elle écoutait les sermons du Calife très attentivement et prenait aussi des notes ; et elle en discutait avec ses enfants. »

La fille aînée de la défunte relate : « Elle était très attentive concernant ses Salats jusqu’au dernier moment. Elle a accompli une longue Salat et elle est tombée malade immédiatement après. Elle a été transportée à l’hôpital où elle a eu une crise cardiaque et elle en est décédée.

Par la grâce d’Allah elle était Moussia ; et elle a consacré 1/8e de ses biens à la Jama’at. Ses cinq fils ont dédié leur vie pour servir la Jama’at. Ses deux fils, Muhammad Mohsin Tabassum et Muhammad Momin, sont des Mou’allims du Waqf-e-Jadid à Rabwah. Deux de ses fils, Daud Zafar et Zakaria, sont des missionnaires. Un de ses fils est un Waqif-e-Nao et travaille dans la section informatique de la Khilafat Library. Muhammad Zakaria sert au Libéria en tant que missionnaire et il n’a pas pu se rendre pour les funérailles de sa mère. Il a fait montre d’une grande patience et s’est acquitté de sa mission à l’extérieur. Il n’a exprimé aucun regret de n’avoir pu être présent [pour les funérailles] ou que ce décès a entravé sa mission. Qu’Allah accorde de la patience aux enfants de la défunte, en particulier à son fils qui sert comme missionnaire au Libéria et qui n’a pas pu rencontrer sa mère avant son décès. Qu’Allah fasse que les enfants de la défunte puissent perpétuer ses bonnes œuvres et qu’Allah exalte son statut.

La deuxième prière funéraire sera celle de Mohammad Shamsher Khan, le président de la Jama’at de Nadi, aux îles Fidji. Il est décédé le 5 septembre dernier. C’est à Allah que nous appartenons et c’est à Lui que nous retournerons. Il est né en 1952. En 1962, son père et lui ont quitté les Lahoris pour se joindre à la Jama’at [fidèle au Califat]. En effet il existe un grand nombre de Lahoris aux îles Fidjis. En 1962, il est devenu ahmadi en prêtant allégeance au Califat. Ainsi, il était parmi les tout premiers ahmadis des îles Fidji. Par la grâce d’Allah, il a eu l’opportunité de servir la communauté pendant une longue période et a joué un rôle clé dans la construction de mosquées à Maro, à Suva, à Nadi et à Lautoka.

Depuis 2010 jusqu’à son décès, il a eu la chance de servir en tant que président de la communauté de Nadi. Il a servi pendant une longue période en tant que secrétaire national à la publication. Il était également très respecté d’un point de vue mondain, mais accordait toujours préséance au travail de la communauté sur toute autre tâche. En plus d’avoir occupé les fonctions de président et de secrétaire national à la publication, il était également le directeur d’une école primaire musulmane à Atoka. Il était une personne très sincère qui avait un grand amour pour le Califat, et qui faisait preuve d’une extrême obéissance. Il laisse derrière lui sa femme Razia Khan et une fille Nadia Nafisa. Qu’Allah le Très-Haut fasse preuve de pardon et de miséricorde à l’égard du défunt et qu’Il permette à son enfant de perpétuer ses actes de piété.

La troisième prière funéraire sera celle de Fatima Mohammad Mustafa du Kurdistan, qui résidait en Norvège. Elle est décédée le 13 juin dernier, mais les informations à son sujet ont tardé à arriver, et c’est pour cette raison que la prière funéraire est faite avec du retard. Elle est décédée à l’âge de 88 ans. Inna lillahi wa inna ilaihi raji’oun : C’est à Allah que nous appartenons et c’est à Lui que nous retournerons. Elle a eu l’opportunité de faire la Bai’ah en 2014. Elle laisse derrière elle trois filles et cinq fils, dont seule une fille est ahmadie : elle se nomme Berivan Muhammad Said, et elle réside actuellement en Norvège. Cette fille écrit : « Je suis venue en Norvège en 1999 où j’ai dû faire face à une situation très difficile. Ma mère a donc émigré du Kurdistan en Norvège pour m’aider. Bien que ma mère était analphabète, elle avait mémorisé de nombreux versets du Saint Coran et des Hadiths. Elle adorait tellement étudier que malgré le fait qu’elle ait plus de 40 ans, en faisant beaucoup d’efforts elle a appris à lire et à écrire. La chose la plus importante à ses yeux était d’accomplir la prière à l’heure. Elle jeûnait également beaucoup : elle disait souvent qu’elle jeûnait aux noms des personnes qui n’avaient pas la force de jeûner. Elle aimait tellement aider les autres qu’en Irak elle parcourait 80 km pour accompagner des femmes [malades] dont personne ne s’occupait pour les faire traiter et de plus elle les aidait financièrement. » Elle ajoute : « Après son décès, j’ai reçu des lettres de très nombreuses personnes habitant dans différents pays. Les sœurs ahmadies pakistanaises m’ont dit en pleurant que ma mère avait une particulière relation d’amour avec elles. »

Elle continue : « Depuis ma naissance je suis restée auprès de ma mère. J’ai eu l’opportunité de témoigner de ses hautes qualités morales et de sa piété. Elle n’avait aucune rancœur à l’égard de quiconque ; elle était toujours prête à pardonner toute erreur, aussi grave soit-elle. Depuis notre naissance, elle nous avait enseigné de toujours dire la vérité même si cela n’allait pas à notre avantage. Elle disait également que si nos yeux ou nos mains commettaient des erreurs, nous devions avoir au moins le courage de considérer que nos yeux et mains étaient fautifs. Elle rencontrait toute personne le visage souriant. Elle faisait constamment des supplications. Elle avait un grand amour pour Allah et pour le Prophète. » Elle ajoute : « C’est peut-être pour cette raison qu’Allah l’Exalté lui a accordé l’opportunité de prêter allégeance à Son Messie qu’Il a envoyé à cette époque. » Sa fille ajoute : « En 2007, je suis tombée par hasard sur la chaîne MTA, mais ensuite j’ai perdu cette chaîne, et je n’ai pas réussi à la retrouver même après avoir beaucoup cherché pendant plusieurs années. Un jour, trois ans plus tard, en 2010, j’ai retrouvé la chaîne MTA Al-Arabiyya, j’ai crié de joie et j’ai appelé ma mère lui disant que j’avais retrouvé la chaîne que j’étais en train de rechercher depuis trois ans. J’ai proposé à ma mère de regarder cette chaîne, l’informant que ces personnes avancent que l’Imam Mahdi, le Messie Promis que nous attendions, était déjà arrivé, à propos de qui notre père nous parlait. »

Sa fille ajoute : « Ma mère commença à regarder cette chaîne avec moi. Quelques jours plus tard, ma mère en parla à mes frères et sœurs, mais ils tinrent de tels propos que soudainement le visage de ma mère changea de couleur. En dépit de ce qu’ils lui avaient dit, elle continua à regarder la MTA. Par la suite, lorsqu’elle rendit au Kurdistan, les paroles de mes frères eurent de l’effet sur elle et elle s’opposa à moi. Quand elle revint auprès de moi, elle m’empêcha également de regarder la MTA. »

Sa fille continue : « Lorsque je prêtai allégeance, la situation s’envenima : ils dirent à ma mère que j’étais devenue mécréante. Lorsqu’on rendait visite à mes frères, elle s’opposait à moi, mais dès que nous rentrions elle regardait de nouveau la MTA. Elle appréciait grandement les poèmes arabes du Messie Promis, et elle avait souvent les larmes aux yeux en les écoutant. Un jour alors qu’elle récitait ce poème du Messie Promis « Ya ‘Ayna Faydillahi » je lui demandai : « La personne qui a écrit ces vers peut-elle être mécréante ? » Elle me regarda avec fureur et me dit : « Quel insensé peut dire qu’une telle personne est mécréante ! » Je lui répondis : « Tes enfants en font partie. » Sur ce, elle se tut. Ensuite je demandai à ma mère : « La force de ta foi est connue de tous ; qui crains-tu donc le plus, Dieu ou tes enfants ? » Cette question la toucha et elle resta sans réponse. Le soir même elle m’appela et me demanda de téléphoner au centre de la communauté pour faire part de son souhait de prêter allégeance. Je lui ai demandé de prendre son temps pour réfléchir à cette décision afin qu’elle puisse rester ferme sur ses pas. Elle y réfléchit toute la nuit et fit des supplications, et le matin en se réveillant elle m’informa : « J’ai pris ma décision, je veux prêter allégeance. »

En 2016, lorsque je me suis rendu là-bas, elle eut l’occasion de me rencontrer, elle était très ravie de rencontrer le Calife, et le disait à tout le monde. Elle avait une relation très solide avec le Califat.

Qu’Allah fasse preuve de pardon et de miséricorde à son égard ; qu’Il exalte son rang, et qu’Il consolide également la foi de sa fille. Et qu’Allah l’Exalté ouvre aussi l’esprit de ses autres enfants qui ne sont pas encore ahmadis, et qu’Il accepte les prières de la défunte à leur égard.

(Le site www.khuddam.fr prend l’entière responsabilité de la publication du texte de ce sermon)© Tous droits réservés – 2016 – Site officiel de la Majlis Khouddam ul Ahmadiyya de France

Les sacrifices financiers et leurs bénédictions

Sermon du vendredi 08 novembre 2019, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Baitul-Futuh à Londres. Après le Ta’awudh, le Tashahoud et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a cité le verset 273 du chapitre 2 du Coran avant d’entamer son sermon.

لَيْسَ عَلَيْكَ هُدَاهُمْ وَلَكِنَّ اللَّهَ يَهْدِي مَنْ يَشَاءُ وَمَا تُنْفِقُوا مِنْ خَيْرٍ فَلِأَنْفُسِكُمْ وَمَا تُنْفِقُونَ إِلَّا ابْتِغَاءَ وَجْهِ اللَّهِ وَمَا تُنْفِقُوا مِنْ خَيْرٍ يُوَفَّ إِلَيْكُمْ وَأَنْتُمْ لَا تُظْلَمُونَ

« Ce n’est pas à toi de les guider vers le bon chemin ; mais Allah guide qui Il veut. Et tout ce que vous dépensez en bienfaits sera pour vous-mêmes, si vous ne le dépensez que pour chercher le plaisir d’Allah. Et tout ce que vous dépensez en bienfaits vous sera rendu intégralement, et vous ne serez pas lésés. » (2 : 273)

Dans ce verset, Allah affirme qu’Il est Celui Qui guide et Celui Qui dirige vers le droit chemin menant à la vraie destination ; Il est Celui Qui maintient sur cette voie de la direction et Il est Celui Qui mène vers la destination ; Il est Celui Qui protège de l’égarement et Qui fait connaître une bonne fin. Tout cela dépend de la grâce de Dieu ; ces tâches Lui incombent. Nous pouvons indiquer à quelqu’un le droit chemin mais cela ne sous-entend pas que nous pourrons certainement le faire suivre ce droit chemin et l’y maintenir. Allah S’est pris cette responsabilité. Celui qui tente d’avancer sur ce chemin, celui qui tente de le suivre et qui prie en ce sens, est guidé par Dieu vers sa destination.

Après avoir eu la direction, il est nécessaire de suivre cette voie en adoptant la méthode prescrite par Allah et de prier en ce sens. Tout en priant, en suivant cette voie, il faudra demander la grâce de Dieu, afin que l’on connaisse une bonne fin et que nos faiblesses ne nous écartent jamais du droit chemin.

Le deuxième point mentionné dans ce verset par Allah est que si vous dépensez de vos biens licites, ce sera pour vous-mêmes. Allah déclare :

وَمَا تُنْفِقُوا مِنْ خَيْرٍ فَلِأَنْفُسِكُمْ

« Et tout ce que vous dépensez en bienfaits sera pour vous-mêmes. »

Allah ne S’endette pas. Au contraire, Il multiplie les récompenses qu’Il accorde en retour, à l’instar d’un planteur qui met ses semences en terre. Un ignorant pourrait dire qu’il a jeté toutes ses graines. Mais la personne intelligente sait que ces graines jetées sur terre pourraient donner naissance à des centaines de milliers de graines, à moins que ce champ ne soit victime d’une calamité et qu’il ne récolte rien. Ainsi tous biens dépensés avec de bonnes intentions et gagnés licitement seront-ils récompensés au centuple.

Les ahmadis [me] font part de leurs expériences. Ils ont dépensé dans la voie d’Allah et Celui-ci leur a rendu au centuple. Certains sont faibles dans leur foi et il y a aussi des nouveaux venus. Ils tentent l’expérience afin de tester jusqu’à quel point il est avéré qu’Allah rend au centuple. Or Allah les récompense pour renforcer leur foi. Mais la majorité comprend cet énoncé divin :

وَمَا تُنْفِقُونَ إِلَّا ابْتِغَاءَ وَجْهِ اللَّهِ

« …vous ne le dépensez que pour chercher le plaisir d’Allah. »

Ils dépensent cela pour combler les besoins de la religion et pour mériter le plaisir d’Allah. Allah définit le véritable croyant comme celui qui dépense dans Sa voie pour mériter Son attention. Certainement, Allah connaît l’état de ces personnes qui ne dépensent que pour mériter Son plaisir. Cela dit, ceux qui font ces dépenses sont aussi témoins des faveurs divines : Allah accepte leur sacrifice et Il le leur rend au centuple. Cela accroît leur foi. Ainsi Allah déclare-t-Il qu’Il ne s’endette jamais. [Il dit :] Si vous dépensez de vos biens purs pour Ma religion et suite à Mes directives, Je vous les rendrai.

La condition est que les biens doivent être licites. Ceux qui habitent dans les pays développés doivent s’assurer qu’ils gagnent leurs biens licitement. Ne trompez pas l’Etat pour vous remplir les poches en travaillant d’une part pour avoir des revenus et en prenant d’autre part des aides de l’Etat frauduleusement. Il y a des gens qui prennent de l’argent illicite de l’État et ne paient pas d’impôt, qui est un droit dont jouit l’État et un devoir de citoyen. En fait, ils lèsent les droits des autres et privent [l’État] de sommes qui auraient pu être utilisées pour le progrès du pays. Plus grave encore est le fait qu’ils sont en train de mentir. De telles actions sont condamnables et sont des péchés qui éloignent [l’intéressé] des biens gagnés licitement.

Il y a par ailleurs des revenus gagnés par des moyens [carrément] illicites. L’argent récolté par des moyens interdits par Allah n’est pas pur. Allah affirme qu’Il accepte les biens purs sacrifiés pour gagner Son plaisir et qu’Il les rembourse intégralement [aux donateurs] par différents moyens. Allah n’est injuste envers personne : c’est l’homme, qui, en raison de ses actions condamnables et en désobéissant à Allah, nuit à sa propre personne. Par la grâce d’Allah, il y a des centaines voire des centaines de milliers d’ahmadis qui méritent les grâces d’Allah et qui ont fait l’expérience de ce traitement [de Sa part]. Je vous en présenterai quelques exemples aujourd’hui. Ces sacrifices datent de l’époque du Messie Promis (a.s.) : nous en voyons aujourd’hui encore et il ne s’agit donc pas de vieilles histoires. Les ahmadis, en dépit de leur situation précaire, consentent à des sacrifices afin de mériter l’attention et le plaisir d’Allah. J’annoncerai la nouvelle année du plan Tahrik-i-Jadid dans le sermon d’aujourd’hui et c’est pour cette raison que j’évoquerai quelques récits à ce propos.

Le missionnaire de la Sierra Léone relate qu’on avait informé un nouveau converti du nom de Camara à propos des bénédictions du plan Tahrik-i-Jadid. M. Camara a payé ses cotisations de la Chanda Aam et du Tahrik-i-Jadid. C’est un pauvre et il a offert une somme modique – somme avec laquelle il souhaitait acheter du riz – dans le fonds Tahrik-i-Jadid. Quelques jours plus tard, M. Camara a informé le missionnaire que le lendemain de sa contribution, la compagnie dans laquelle il travaille l’a muté dans un autre département où son salaire a été doublé et où il reçoit aussi d’autres avantages. Il dit qu’Allah l’avait béni en raison de ses contributions et il a promis de contribuer mensuellement dans le fonds Tahrik-i-Jadid en sus de sa cotisation de Chanda Aam.

Un autre missionnaire de la Sierra Léone présente l’incident suivant. Allah récompense amplement ceux qui consentent à des sacrifices malgré leur pauvreté et cela renforce leur foi. M. Mohammad, un ahmadi d’un village de la Sierra Léone, n’arrivait pas à cotiser la somme qu’il avait promise dans le fond Tahrik-i-Jadid. À la fin de l’année, il a raconté qu’il ne disposait que de quelques gobelets de riz, soit environs un kilo et demi. Il a vendu ce riz et il a pu ainsi honorer sa promesse. Le lendemain, un parent éloigné lui a envoyé un grand sac de riz et une somme d’argent en cadeau. M. Mohammad relate : « Ma foi s’en est retrouvée renforcée ! J’avais offert quelques gobelets de riz et voici qu’en retour Allah m’en a offert cent kilos et, de surcroît, une somme d’argent ! »

Le missionnaire de Guinée-Bissau présente un autre exemple des sacrifices des pauvres et la manière dont Allah affermit leur foi. M. Diallo a cotisé les 1000 francs CFA qu’il avait dans la poche quand on l’a informé de l’importance du plan Tahrik-i-Jadid. Il relate : « J’allais acheter quelque chose pour mes enfants avec cet argent. Mais, après l’avoir offert [dans le fonds Tahrik-i-Jadid] je suis reparti à la maison prendre mon matériel de pêche afin d’attraper quelque chose pour mes enfants. Quand j’ai jeté mon filet, en une heure j’ai attrapé 73 kilos de poissons. Quand les autres pécheurs ont vu ma prise, ils ont dit que j’étais très chanceux de pouvoir attraper autant de poissons en si peu de temps. Ils n’en avaient pas attrapés autant depuis la nuit. J’ai compris qu’il s’agissait des bénédictions du Tahrik-i-Jadid dans lequel j’avais contribué et je leur en ai fait mention. »

Étant donné qu’il avait reçu une somme supérieure [à la précédente], il est revenu à la mission faire une deuxième cotisation. En effet, bien que pauvre, il est généreux. Allah l’a récompensé et il n’est pas devenu avare : il a contribué davantage afin de recevoir plus dans la voie d’Allah.

Le missionnaire de Congo-Kinshasa rapporte qu’un Mou’allim de la Jama’at de Bandundu a encouragé les membres à contribuer dans le fonds Tahrik-i-Jadid. D’ailleurs j’avais moi-même demandé aux Jama’ats d’augmenter le nombre de cotisants. Le Mou’allim a rapporté mes propos aux ahmadis du village, qui étaient pauvres et qui n’avaient rien à offrir. Malgré cela, ils ont décidé de contribuer coûte que coûte et ils sont donc partis dans la foret couper du bois pour en faire du charbon. N’ayant pas trouvé d’acheteurs au village, ils ont pris un bateau pour aller le vendre ailleurs. Il y a beaucoup de fleuves au Congo et on voyage beaucoup sur les eaux. Ayant fait un voyage difficile en bateau, ils sont arrivés dans une ville où ils ont vendu leur charbon au prix de 96 000 Frances, une somme qu’ils ont offerte au nom du village tout entier pour le fonds Tahrik-i-Jadid. »

C’est ainsi qu’Allah a accordé à la Jama’at du Messie Promis (a.s.) des personnes aux qualités sublimes. D’ailleurs, de son vécu, il avait déclaré que ces sacrifices le laissaient bouche bée.

Le Mouslih Maw’oud (r.a.) avait évoqué la norme de sacrifice des pauvres lorsqu’il venait de lancer le fond Tahrik-i-Jadid. Celle qui n’avait qu’un œuf est venue l’offrir et celui qui n’avait que quelques sous les a présentés. Or, nous constatons des exemples de ce genre aujourd’hui encore : [les ahmadis] consentent à des sacrifices afin de mériter le plaisir de Dieu.

Le missionnaire de Guinée-Bissau relate : « Une ahmadie habitant le village de Kaboukaré dans une région éloignée, âgée de cinquante ans, est très pauvre. Elle n’a pas de revenus et quand on l’a encouragée à contribuer dans le fonds Tahrik-i-Jadid elle a décidé d’offrir la somme de la vente de la petite poule qu’elle élevait, dès que celle-ci serait assez grande. Or, après quelques temps, une épidémie affectant les poules a sévi là-bas et la sienne est tombée malade. Ses proches lui ont conseillé de l’égorger étant donné qu’elle allait bientôt mourir. Mais elle a refusé ; et elle a supplié Dieu de la sauver et de l’aider étant donné qu’elle n’avait rien d’autre. Le lendemain la poule était bien portante. Elle a grandi et vingt jours plus tard, la dame l’a offerte au Mou’allim comme contribution.

Il existe bien des gens de cette catégorie. Les gens demandent de voir des signes. Si l’on veut en voir, si l’on a une relation ferme avec Allah et à condition que l’on soit animé de bonnes intentions, Allah montrera des signes. Ce sont ces petits signes qui renforcent la foi des gens.

Voici un autre récit sur la façon que Dieu traite [Ses serviteurs]. Le Mou’allim de la région de Mara en Tanzanie relate qu’un jeune ahmadi sincère du nom de Rachid Houssain tient une petite épicerie. Il avait cotisé la somme qu’il avait promise dans le fonds Tahrik-i-Jadid. À la fin de l’année, le Mou’allim a encouragé ceux qui souhaitaient contribuer davantage dans le fonds à le faire. Or Rachid Houssain ne tombait pas dans cette catégorie étant donné qu’il avait des difficultés financières durant ces jours. Il n’avait qu’un seul type de marchandise dans sa boutique et il n’avait aucun espoir de pouvoir la vendre rapidement. Il n’avait plus que trois mille shillings ; il les a [quand même] offerts au Mou’allim. Or, le soir, il est revenu le voir pour l’informer d’un incident surprenant.

Rachid Houssain raconte : « En dépit du fait que je n’avais pas d’autre somme hormis celle que j’ai offerte et que je craignais que personne n’achèterait mes marchandises, par la bénédiction de mes cotisations Allah m’a offert une aide extraordinaire ! L’après-midi, un client est venu m’acheter toutes mes marchandises aux prix de 23 000 shillings. C’est là une provision qu’Allah m’a offerte par la bénédiction de mes cotisations. »

Voici un récit concernant un certain Ajana de Bangui, en République Centrafricaine, qui démontre comment Allah récompense ceux qui restent fermes dans leur foi. Il raconte : « Cela fait huit mois que j’ai embrassé l’Ahmadiyya et j’ai ressenti en moi de grands changements au cours de cette période. J’écoute le sermon du vendredi du Calife régulièrement et je regarde les émissions de la MTA. Un jour, j’ai entendu la phrase suivante dans le sermon du Calife : « Ceux qui dépensent dans la voie d’Allah ne sont pas pauvres, car Allah bénit leurs biens. » Le missionnaire encourageait les membres à cotiser dans le fonds Tahrik-i-Jadid durant ces jours. Or, je n’avais dans la poche que la somme modique de 500 Francs que j’ai offerte. Je me suis inquiété à propos de ce que j’allais manger la nuit quand je me suis souvenu de la parole du Calife, à savoir « qu’Allah rend au centuple ». Ayant offert la somme de 500 Francs j’attendais donc de voir la réaction de Dieu. »

[Rappelons qu’]il était un nouveau converti et [que] sa foi comportait encore une certaine faiblesse et n’était pas parfaite. En tout cas, il avait apporté en lui des changements ; et ses intentions étaient bonnes.

Il ajoute : « Je suis resté à la mission pendant deux ou trois heures ; puis j’ai reçu un appel d’un proche qui me disait qu’il avait des diamants qu’il souhaitait vendre dans ma ville. Étant donné qu’il n’y connaissait personne, il souhaitait que je l’aide à vendre les diamants. Quand il est venu, je l’ai fait rencontrer un diamantaire. Après avoir vendu ses diamants, l’ami (ou le parent), m’a offert 27 000 francs en cadeau. De plus, l’acheteur m’a offert 10 000 francs de sa part. Ce jour-là Dieu m’a offert 37 000 francs après que j’en aie offert 500 dans Sa voie ! Cet incident a renforcé ma foi. »

Une dame du Royaume-Uni a reçu le même traitement de la part de Dieu et sa foi s’en est retrouvée renforcée. Elle relate : « J’avais déjà contribué dans le fonds Tahrik-i-Jadid quand j’ai reçu un message de la Sadr Lajna Sahiba nous demandant de contribuer davantage afin que nous puissions atteindre notre but. Je me suis dit que je ne pourrais pas faire davantage étant donné que je devais utiliser l’argent dont je disposais ailleurs. En fin de compte j’ai décidé de cotiser davantage et j’ai tout donné. Or, j’étais bouche bée quand j’ai regardé mon compte en banque le lendemain : il s’y trouvait une somme quatre fois plus importante que celle que j’avais contribuée. Elle venait de mon employeur, alors que je ne m’y attendais pas du tout. »

Non seulement en Afrique, mais même ici en Europe nous trouvons des exemples de personnes animées de bonnes intentions. Elles aussi sont bénies par Allah.

L’Amir Saheb du Burkina-Faso relate qu’un ahmadi du nom de Sawadogo contribue cent francs tous les mois dans le fonds Tahrik-i-Jadid. Quelqu’un lui a offert trois chèvres en cadeau. Il en a offert un dans le fonds Tahrik-i-Jadid pour garder les deux autres. Or Allah a béni ses animaux tant et si bien qu’il est à présent propriétaire d’un grand troupeau. Au lieu de contribuer 100 francs il en offre à présent 1000 mensuellement. 

Le missionnaire de Lokossa au Bénin présente un autre récit mettant en exergue la sincérité, la fidélité et le sens du sacrifice. Il raconte que la région de Lokossa est souvent inondée et que toutes les routes qui y mènent sont fermées. Ils ont pu contacter quelques Jama’at par téléphone, mais étant donné que c’est une région frontalière, ils n’ont pas pu contacter la majorité d’entre eux. Le missionnaire local a suggéré d’utiliser les canots à moteur de la police avec leur aval afin de pouvoir contacter les gens de la région. [Il raconte :] « La police a décidé de nous aider à condition que nous fournissions le carburant. Nous avons pu contacter le président de la Jama’at qui était en larmes quand il nous a vus. Nous lui avons dit que nous savions qu’ils avaient subi beaucoup de pertes et que leurs récoltes ont été détruites. D’ailleurs une chambre de la maison du président s’était effondrée. Nous l’avons rassuré qu’Allah lui accordera sa grâce et qu’il pourra récupérer ses pertes. Sur ce il a répondu : « Je ne pleure pas en raison de mes pertes. J’avais économisé mes cotisations avant l’inondation et j’attendais le Mou’allim pour les lui remettre. Mais l’inondation a coupé toutes les voies et j’étais très inquiet. J’ai demandé à Allah de me trouver un moyen pour envoyer mes cotisations au centre, car il ne restait plus que quelques jours. Et vous êtes venus aujourd’hui pour prendre de nos nouvelles et pas pour collecter les cotisations. Je pleure parce qu’Allah a exaucé rapidement mes prières et j’arrive ainsi à compléter mon devoir. » »

Il ne s’est pas soucié de ses pertes : il souhaitait tout simplement offrir à temps dans la voie de Dieu le sacrifice qu’il avait promis, pour mériter Son plaisir.

Ibrahim, inspecteur du Tahrik-i-Jadid de la province de Karnataka en Inde, partage un autre récit eu égard au comportement de Dieu. Un jeune homme avait décroché un emploi dans une compagnie à Bangalore pour un salaire de vingt-mille roupies. Il avait entendu le conseil du Mouslih Maw’oud (r.a.) qui souhaitait que l’on offrît la moitié de son salaire comme contribution. En dépit de la situation financière précaire de son foyer, il a promis d’offrir 10 000 roupies. Ses proches lui ont dit qu’il venait de trouver un emploi et qu’il ne devait pas faire pareille promesse car il pourrait être confronté à des difficultés. Il a répondu que le Mouslih Maw’oud (r.a.) a dit que tant que l’homme ne fait pas de son mieux, les anges n’insufflent pas en lui la force. C’est pour cette raison qu’il a décidé de contribuer. Quelques jours après il a trouvé du travail dans une compagnie où il reçoit [désormais] un salaire de 127 000 roupies par mois. Il affirme que c’est là le fruit de ses cotisations financières.

L’inspecteur du Tahrik-i-Jadid de la province de Kerala en Inde relate : « Un ahmadi de Kerala fait de grands sacrifices et offre des sommes faramineuses dans le plan du Tahrik-i-Jadid ; il se distingue des autres à cet égard. Il a une usine de meubles qu’il a fait visiter au Wakil ul Mal et il a demandé des prières car les affaires ne marchaient pas bien. Il avait sollicité des prières spéciales là-bas. En dépit de cela, il a promis d’offrir la somme d’un million cinq-cent-mille roupies, mais n’a pu offrir que deux-cent-mille au cours de l’année. Il ne restait plus beaucoup de temps et il était très inquiet, se demandant comment il allait pouvoir réaliser sa promesse. Il m’a aussi envoyé une lettre sollicitant des prières de ma part. Il m’en a envoyé une le dernier jour de l’année financière, me demandant de prier pour qu’il arrive à compléter sa promesse. Après quelques instants il a reçu une somme énorme dans son compte. Il a pu ainsi compléter sa promesse et a offert une somme importante supplémentaire. Il a pu en outre débloquer le financement de ses affaires. »

Le Mou’allim de la région de Nati, au Bénin, relate : « Un ahmadi a offert sur-le-champ 3000 francs CFA quand on lui a demandé de contribuer. J’ai été très étonné de cette contribution car dans le passé il n’offrait pas plus de 500 francs en dépit de mes conseils répétés. Je lui ai demandé la raison de cette grosse contribution. Il a répondu : « J’étais très paresseux dans mes contributions, mais j’avais constaté que j’avais de plus en plus de soucis. Les récoltes n’étaient jamais bonnes. La dernière fois que j’ai fait ma cotisation, c’était avec l’intention de voir si je serais récipiendaire de faveurs divines. J’en ai fait l’expérience et j’ai constaté qu’Allah offre Son soutien de l’invisible en raison des bénédictions émanant des contributions et Il comble nos besoins. C’est ainsi qu’Il a béni mes récoltes. Étant donné que j’en ai fait l’expérience personnelle, j’ai augmenté mes contributions par cinq voire par six avant même que vous me le demandiez. »

Je vous présente l’exemple d’une jeune personne de la Jama’at de Vaughan au Canada. Le président de la Jama’at raconte : « En octobre, nous collections les promesses du Tahrik-i-Jadid et nous avions encouragé nos enfants à y contribuer. Ils ont puisé dans leur argent de poche pour offrir plus que ce qu’ils avaient promis. Une de nos filles avait complété ses études de génie civil. Elle a offert tout l’argent qu’elle possédait. Elle avait fait plusieurs entretiens d’embauche mais n’avait pas été employée. Elle avait eu un autre entretien le lendemain de sa cotisation [à la Jama’at]. Elle était très contente en rentrant [de cet entretien] car elle sentait qu’une force invisible l’avait soutenue tout le long. Tout s’était très bien passé. Or, il y avait beaucoup de postulants pour ce poste et les candidats choisis seraient informés [des résultats] à la fin de l’année. Mais deux jours après l’entretien elle a reçu un appel pour l’informer qu’elle avait été choisie et qu’elle allait commencer à travailler en février 2020. Un jour plus tard, elle a reçu un autre appel l’informant que les autres commenceraient à travailler en février mais qu’elle pouvait le faire à partir du mois de novembre de cette année. Ceci a renforcé la foi de cette jeune femme et elle a [personnellement] vu des faveurs divines. »

Dans tous les pays du monde [les ahmadis] constatent les faveurs divines après avoir consenti à des sacrifices. Le missionnaire de Moscou relate : « M. Zair est originaire de la ville de Boukhara de l’Ouzbékistan. Il vient travailler à Moscou depuis fort longtemps pour y économiser de l’argent avant de rentrer en Ouzbékistan. Sa femme avait pris un peu de temps avant de faire la bai’ah. Elle a mené des recherches et elle a prié avant de faire la bai’ah. Quelque temps de cela, on les avait encouragés à contribuer dans les fonds Tahrik-i-Jadid et Waqf-i-Jadid. Zair a déclaré qu’il fait du taxi en Ouzbékistan et que sa femme fait de la couture. Le couple a décidé de s’en tenir à un principe qui est de diviser leurs revenus en trois parties. Une pour les enfants, une autre pour la maison et la troisième pour dépenser dans la voie d’Allah. C’est ainsi que tous deux mènent une vie paisible à la maison. M. Zair relate qu’il a vu les bénédictions d’Allah depuis qu’il a commencé à contribuer dans les Chandas. Ses revenus ont été tellement bénis qu’ils n’en avaient rien vu de tel durant les années précédentes. »

Le missionnaire en charge de la Russie relate qu’un certain Ruslan travaille comme chef à Moscou. Il a fait un gros emprunt afin de bâtir sa maison et depuis un certain temps il occupe deux emplois afin de pouvoir payer sa dette. Un jour, il a téléphoné au missionnaire pour l’informer qu’il enverrait ses contributions dans les plus brefs délais. Il a expliqué qu’une grosse somme avait été bloquée chez son employeur – et d’ailleurs il m’avait écrit pour que je prie pour lui. Or, Allah de par Sa grâce lui a fait récupérer la somme. Il commente : « J’ai souhaité ardemment contribuer le plus vite possible dans la voie d’Allah. » Il a en fait envoyé au missionnaire une somme énorme, vu sa situation. 

Une jeune femme en Allemagne dit qu’elle était enceinte depuis deux mois – à noter que l’enfant est né et qu’il a deux ans à présent – et qu’elle avait beaucoup prié lorsqu’elle était enceinte et avait promis d’offrir 100 euros tous les mois dans le fonds Tahrik-i-Jadid. Les sept mois de sa grossesse se sont bien passés ; les complications qui sont survenues se sont dissipées. Allah de par Sa grâce lui a donné un fils ; et elle ne cesse de contribuer tous les mois selon sa promesse. 

Dans cette partie du monde où l’on sombre dans le matérialisme et l’on s’éloigne de Dieu, Celui-ci est en train de bénir les ahmadis : Il leur fait connaître Son existence ainsi que la véridicité de l’Ahmadiyya.

Le missionnaire de la Lettonie relate qu’un Ahmadi du nom de Vahidov est originaire de la région de Boukhara en Ouzbékistan. Il a embrassé l’Ahmadiyya quelques années de cela et il est très sincère par la grâce d’Allah. En voyant sa bienveillance à l’égard de sa famille, l’année dernière son épouse a elle aussi embrassé l’Ahmadiyya. Un jour il a téléphoné au missionnaire au sujet de ses contributions.

Vahidov a déclaré : « Je travaille six mois en Ouzbékistan et six mois en Russie. Cette année-ci j’ai acheté un appartement à Boukhara. J’ai dû vendre ma voiture pour me le payer. Quand je suis parti à Moscou je me suis dit que je ferai un commerce avec Allah. J’ai commencé à cotiser dans les fonds de la Jama’at tout en suppliant Dieu de m’accorder les moyens de m’acheter une autre voiture. Allah m’a tellement béni après mes cotisations que j’ai pu économiser une somme importante pour l’achat d’une voiture en sus de mes dépenses pour le foyer. Je suis retourné à Boukhara où j’ai acheté la voiture, qui était d’ailleurs meilleure que la précédente que j’avais dû vendre pour acheter l’appartement. Tout cela est le fruit des contributions, car sinon il m’aurait été impossible d’économiser une si grosse somme. Ceci a renforcé ma foi. »

Le missionnaire de Guinée-Bissau relate qu’un ahmadi de naissance du nom d’Idriss n’avait jamais participé dans le fond Tahrik-i-Jadid bien qu’on l’eût encouragé à le faire à maintes reprises. Il avait lancé une entreprise de blocs de béton et il en avait fabriqué avec 40 sacs de ciment. Or, la nuit il a plu et tous ses blocs ont été avariés : il a fait une perte totale. La nuit suivante, il s’est endormi, tout inquiet, et son défunt père lui est apparu dans un rêve. Son père lui a demandé, avant de partir, s’il payait ses cotisations. Idriss relate : « Le matin je me suis rendu à la mission et j’ai offert les deux mille francs qui me restaient dans le fonds de Tahrik-i-Jadid comme me le demandait le missionnaire. » Le lendemain Allah a comblé ses pertes en lui donnant l’opportunité de signer un nouveau contrat de 800 000 francs CFA. Il a payé ses dettes et a fait la Wassiyyat ; et il a grandi dans sa foi.

Aliou Mohammad, un ahmadi de Mayotte qui n’a pas d’emploi fixe, raconte : « Depuis que je contribue dans le fond Tahrik-i-Jadid je n’ai plus de difficulté à trouver du travail. Dès qu’un travail est terminé j’en trouve un autre. Depuis que je cotise [dans les fonds de la Jama’at], j’ai du travail. »

Il s’agit d’une nouvelle Jama’at établie quelques années de cela mais dont la foi et la sincérité ne cessent de grandir.

L’Amir Saheb de l’Indonésie relate qu’un ahmadi du nom d’Auryanu de la Jama’at de Pegantan habite tout seul. Sa femme est décédée. Il a trouvé un moyen astucieux afin de pouvoir payer ses cotisations. Ce sont en effet des gens emplis d’une grande sincérité. Il a des plantations. Il est pauvre et ses enfants sont mariés. N’ayant plus sa femme, il accompagne souvent le missionnaire lors de ses tournées de Tabligh et de Tarbiyyat. Il possède un tout petit champ. Il fait ses récoltes tous les trois ou quatre mois comme le font les autres agriculteurs mais il contribue régulièrement tous les mois. Le missionnaire lui a demandé comment il arrivait à le faire étant donné que sûrement il ne faisait ses récoltes que tous les trois mois. A quoi il lui a expliqué sa méthode : il a réservé une partie de son champ à des bananiers.

Il explique : « Après avoir planté un bananier, j’en ai planté un autre quelques temps après, puis un troisième. Les bananiers produisent des fruits [à tour de rôle] toute l’année, et ainsi chaque mois je récolte les fruits pour les vendre au marché, et j’offre comme cotisation toute la somme que j’en tire. » 

L’Amir de l’Indonésie écrit : « Un membre de la communauté de Pasir Pangaryan avait prêté allégeance il y a peu, et depuis il subit une vive opposition de la part de sa femme ; cependant il reste ferme sur ses pas. Lorsque la nouvelle année du Tahrik-i-Jadid a été annoncée, notre missionnaire lui a demandé de faire partie du Jihad financier du Tahrik-i-Jadid, suite à quoi il a promis de payer 500 000 roupies indonésiennes. La roupie indonésienne a une faible valeur mais cela représentait une somme conséquente pour lui. C’est un enseignant honoraire dont le salaire est très faible. Notre missionnaire lui a demandé : « Vous avez promis de payer une somme importante – serez-vous vraiment en mesure de la payer ? Il ne faut pas que vous vous retrouviez dans une situation délicate. » Il a répondu avec certitude qu’il voulait en effet cotiser cette somme. Durant le mois du Ramadan lorsqu’on lui demanda d’essayer de régler l’intégralité de la somme qu’il avait promise, il le fit. Un jour, l’un des membres de sa famille lui avait remis une somme d’argent dans une enveloppe en guise de cadeau ; il ne l’ouvrit pas et se rendit aussitôt chez le président de la communauté, et, lui remettant l’enveloppe, lui dit : « Je veux cotiser toute la somme qui se trouve dans cette enveloppe dans le fonds Tahrik-i-Jadid. » Lorsque le président ouvrit l’enveloppe il s’y trouvait exactement 500 000 roupies indonésiennes, ce qu’il versa aussitôt conformément à la promesse qu’il avait faite. Cela est arrivé il y a quelques jours de cela.  

La sincérité et l’esprit de sacrifice sont des valeurs que l’on retrouve également chez les enfants de la communauté du Messie Promis, et c’est lui-même qui avait suscité ces valeurs en eux.

Un missionnaire du Ghana écrit : « Récemment, on a prononcé un sermon sur le sacrifice financier et en particulier sur le Tahrik-i-Jadid, lors duquel l’emphase a été mise sur le fait d’initier les enfants à ce sacrifice. Le vendredi d’après, lors de la prière, un garçon âgé de 9 ans a apporté une somme d’argent à cotiser pour le Tahrik-i-Jadid. Lorsqu’on lui a demandé d’où venait cette somme, il a répondu : « J’avais demandé une somme d’argent à mes parents pour pouvoir l’offrir en cotisation, mais je n’ai pu l’obtenir pour une certaine raison. » Les parents n’en avaient probablement pas les moyens. Il ajoute : « J’ai donc commencé à travailler dans un magasin, et j’offre le salaire que j’ai gagné pour le Tahrik-i-Jadid. » 

Il y a une autre anecdote qui nous vient de la Sierra Léone. Bashiru qui est missionnaire local écrit : « On a attiré l’attention des membres de la communauté de Serabu à Kenema sur le Tahrik-i-Jadid ; au même moment un enfant âgé de 9 ou 10 ans qui portait un amas de bois à brûler sur sa tête dit au missionnaire : « Achetez-moi ce bois, et versez cet argent pour le Tahrik-i-Jadid. » Le missionnaire lui acheta le bois et lui remit le reçu de cotisation, et lui rendit aussi le bois lui disant que sa cotisation lui est bien parvenue.  

Qu’Allah l’Exalté bénisse grandement les biens et la foi de ces personnes. Les enfants de ces pays-ci [en Occident] ne peuvent pas se rendre compte de ce que représente ce genre de sacrifice : le fait de travailler ou de partir dans la forêt afin de couper du bois pour payer des cotisations. La situation économique est bonne ici. Cependant on trouve de nobles anecdotes ici aussi. Certains enfants ont donné tout leur argent de poche, qu’ils avaient économisé afin d’acheter quelque chose de spécifique, mais ils ont fait ce sacrifice. Dans tout type d’environnement et d’endroit on peut voir des récits de sincérité et de fidélité. Qu’Allah l’Exalté augmente continuellement cette sincérité et fidélité. 

Je vais maintenant présenter quelques chiffres. 

Les sacrifices auxquels Allah a permis à la communauté du Messie Promis de consentir n’auraient pas été possibles sans Son aide et Son soutien. C’est uniquement Allah le Très-Haut qui peut changer l’état des cœurs, et c’est bien Lui qui inspire les personnes, qu’ils soient adultes ou enfants, et ce dans différents endroits du monde. Si une personne est douée d’intelligence cela suffira comme preuve de la véracité du Messie Promis. Comme je l’ai mentionné, je vais maintenant présenter des chiffres. 

Par la grâce d’Allah, la 85e année du Tahrik-i-Jadid vient de se terminer le 31 octobre, et la 86e année a donc commencé. Cette année, les membres ont eu l’opportunité d’offrir 13,6 millions de livres sterling (treize millions six-cent-mille livres sterling). Par la grâce d’Allah, par rapport à l’année dernière, il y a eu une augmentation de 802 000 livres sterling. Cette année, la roupie pakistanaise a été nettement dévaluée, les circonstances économiques et politiques n’étant pas du tout optimales. La situation est vraiment critique. Qu’Allah fasse preuve de miséricorde à leur égard. Il faut prier pour le Pakistan. Qu’Allah répande Sa grâce sur les ahmadis qui y résident.

Le Pakistan n’a pu se maintenir à la première place. Cette année, c’est l’Allemagne qui prend intégralement la première place. Le Pakistan vient en deuxième position ; ensuite vient le Royaume-Uni. Avant, je ne faisais pas mention du Pakistan car il était en première position, et je détaillais le classement des autres pays. Malgré le fait que le Pakistan soit en deuxième position, je vais détailler le classement des dix [autres] premiers pays. En premier il y a l’Allemagne – ensuite le Pakistan, comme mentionné – puis vient le Royaume-Uni, ensuite les Etats-Unis, le Canada, l’Inde, un pays du Moyen-Orient, l’Indonésie, l’Australie, le Ghana, et un autre pays du Moyen-Orient. 

Par la grâce d’Allah, malgré la récession économique au Pakistan, et en dépit du fait que dans les autres endroits du monde il y ait également eu une détérioration, bien que plus modérée, de la situation économique, il y a eu des augmentations sur le plan local. Parmi les trois pays pour lesquels il y a eu une augmentation, il y a en premier un pays du Moyen-Orient, et deuxièmement l’Inde. Il s’agit du classement des récoltes globales. Ensuite il y a le Canada, l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Ghana, le Pakistan, l’Indonésie, les Etats-Unis, et l’Australie. 

En ce qui concerne les contributions par tête, la Suisse est en première position, en deuxième se trouvent les Etats-Unis, ensuite il y a le Singapour, en quatrième le Royaume-Uni et en cinquième la Suède, ensuite il y a d’autres pays. 

En Afrique, les pays qui se sont distingués par leurs récoltes globales sont : le Ghana, le Nigéria, le Burkina-Faso, la Tanzanie, la Gambie et le Bénin. 

Depuis ces dernières années des efforts ont été entrepris pour augmenter le nombre de participants. J’avais demandé d’augmenter le nombre de cotisants. L’emphase a été mise plus sur le nombre d’adhérents que sur les récoltes. Par la grâce d’Allah, le nombre de personnes qui ont cotisé cette année s’élève à plus de 1 827 000. Il y a eu 112 000 nouveaux cotisants. Les pays africains qui ont significativement augmenté le nombre de cotisants sont : le Niger, la Sierra Leone, le Nigéria, le Cameroun, le Bénin, le Sénégal, la Guinée Bissau, la Côte d’Ivoire, la Tanzanie et la Guinée Conakry. Parmi les grandes Jama’ats, il y a le Bangladesh, le Canada, la Malaisie, l’Inde, l’Indonésie, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et l’Australie. 

Selon les archives, le Premier Registre central compte 5927 personnes ; par la grâce d’Allah, les 36 personnes qui sont encore vivantes [depuis cette époque] paient leurs cotisations elles-mêmes. Pour celles qui sont décédées, ce sont leurs héritiers et [d’autres] membres de la Jama’at qui cotisent. 

Comme l’Allemagne est en première position, les dix premières Jama’ats sont Rödermark, Neuss, Pinneberg, « Mahdi Abad », Nida, Anseburg – c’est écrit en Ourdou ; il est possible que ce soit mal prononcé – Kiel, Flörsheim, Weingarten et Cologne. 

Les dix premiers émirats locaux sont : Hambourg, Francfort, Gross Gerau, Molfenden, Dietzenbach, Wiesbaden, Riedsstadt, Darmstadt, Mannheim, et Edelstein. 

Au Pakistan, en ce qui concerne les récoltes globales du Tahrik-i-Jadid, les premières Jama’ats sont : Lahore, Rabwah et ensuite Karachi. Et en ce qui concerne les districts, les premiers sont : Islamabad, Sialkot, Faisalabad, Gujranwala, Umarkot, Hyderabad, Mirpur Khas, Qasur, Toba Tek Singh, Mirpur et Azad Kashmir. 

En ce qui concerne les récoltes, les Jama’ats qui ont consenti aux plus grands sacrifices sont : Amarat Defense Lahore, Township Lahore, Amarat Cantt. Rawalpindi, Amarat Town Rawalpindi, Multan, Amarat Azizabad Karachi, Amarat Delhi Gate Lahore, Quetta, Peshawar et Bahawalnagar. 

Parmi les petites Jama’at du Pakistan il y a : Wah Cantt., Sabun Dasti, Khokhar Gharbi, Chak Nau Paniyar, et Chawinda. 

Parmi les cinq premières régions du Royaume-Uni il y a : Baitul Futuh, « Masjid Fazal », Midlands, Baitul Ahsan et Islamabad.

Par rapport à la récolte globale, les dix premières Jama’ats du Royaume-Uni sont : « Masjid Fazl », Worcester Park, « Islamabad », Aldershot, Putney, New Malden, Gillingham, Birmingham Ouest, Glasgow et Scunthorpe. 

Les premières petites Jama’ats sont : Swansea, Spen Valley, Ketley, North Wales et Northampton. 

Par rapport à la collecte totale la position des Jama’ats des Etats-Unis est comme suit : Silver Spring, Los Angeles, Silicon Valley, Seattle, Virginie Centre, Détroit, Chicago, Oshkosh, Houston, Géorgie et Virginie Sud.

Par rapport à la collecte globale, les premiers émirats du Canada sont : Vaughan, Calgary, « Peace Village », Vancouver, Mississauga, et Saskatoon.

Parmi les petites Jama’ats, les cinq premières sont : Edmonton Ouest, Durham, Bradford, Hamilton et Ottawa Ouest. 

En ce qui concerne la récolte globale, les dix premières Jama’ats de l’Inde sont : Kerala, Qadian, Pathappiriyam, Hyderabad, Coimbatore, Pangadi, Bangalore, Calicut, Calcutta, et Yadgir. 

Les dix premières provinces de l’Inde sont : Kerala, Karnataka, Tamil Nadu, Telangana, Jammu Kashmir, Orissa, Pendjab, Bengal, Dehli, et Uttar Pradesh. 

Les situations politiques et économiques sont également très critiques au Cachemire. Les Jama’ats de cette région ont fait preuve d’un grand esprit de sacrifice. 

Par rapport à la collecte totale les dix premières Jama’ats d’Australie sont : Castle Hill, Melbourne Berwick, Melbourne Long-Warren, ACT Canberra, Marsden Park, Adelaïde Sud, Penrith, Mount Druitt, Parramatta, Adelaïde Ouest. 

Qu’Allah bénisse amplement les biens et les personnes de ceux qui ont fait des sacrifices. 


Current track

Title

Artist